19 mai 2007
imposture de la lune et des americains
Lors d'une émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 la semaine dernière, qu'il consacrait aux pressions que subissent ou non les médias des politiques, une auditrice s'est manifestée par téléphone dans l'émission en expliquant qu'elle ne faisait plus confiance aux médias depuis la retransmission télévisée du premier pas de l'homme sur la lune. Le premier pas de l'homme serait une supercherie. Si cette intervention a surpris les personnes en studio, cette thèse du complot existe et a été développée aux Etats-Unis. Ce document de 13ème rue s'y intéresse, et le ton adopté par la voix - off contribue à convaincre les plus crédules, et à faire rêver les autres: la retransmission du premier pas sur l'homme serait la plus grosse production hollywoodienne. Le décor de la lune ne serait rien d'autre... qu'un désert! Ce désert serait interdit d'accès selon les défenseurs de cette thèse, pour éviter que la supercherie soit dévoilée aux grands jours. Alors voici un document à regarder comme une fiction. Et pour ceux qui croient aux arguments avancés (le drapeau flotte alors qu'il n'y a pas d'air sur la lune! On voit plusieurs directions d'ombres alors que le soleil est la seule source de lumière...à moins qu'il n'y ait des spots de cinéma! , le décor est, comme par hasard, le même à plusieurs endroits de l'expédition! les images volontairement abimées!), il n'est pas difficile de trouver des contre - arguments sur le net. Pourquoi les américains ont été au bout de cette supercherie? A cause de la guerre froide! L'essentiel était qu'on pense qu'ils y ont été. Alors ce documnt de 13ème rue vou ferra rêver pendant 40 minutes...mais gardez les pieds sur terre!
14 mai 2007
L'"écothérapie" comme anti-dépresseurs naturels
L'"écothérapie" permet de lutter contre la dépression, selon une étude
LONDRES (AFP) - Une promenade dans la nature permet de réduire la dépression et de restaurer la confiance en soi, selon une étude publiée lundi, qui souligne que l'"écothérapie" devrait être considérée comme un traitement à part entière.
Pour cette étude intitulée "Ecothérapie: l'agenda vert pour la santé mentale", des chercheurs de l'université d'Essex (est de l'Angleterre) ont comparé les bénéfices pour les personnes souffrant de dépression de trente minutes de promenade dans la campagne avec la même durée dans un centre commercial.
Selon l'association britannique spécialisée dans les problèmes de santé mentale Mind, cette étude a produit des résultats "surprenants": le niveau de dépression de 71% des promeneurs dans la nature a baissé et pour 90%, la confiance en soi a progressé.
En revanche, après avoir évolué dans un centre commercial, 45% des personnes ont présenté une diminution du niveau de dépression tandis que 22% étaient davantage déprimés. De plus, 50% des personnes étaient plus tendues et 44% ont rapporté une baisse de leur amour-propre.
L'environnement campagnard s'est également montré positif pour les personnes souffrant de divers problèmes de santé mentale: pour 94% des participants, les activités dans la nature ont entraîné une amélioration de leur état, et 90% ont indiqué qu'associer nature et exercice avait le meilleur effet.
Paul Farmer, directeur général de Mind, a estimé que l'écothérapie était "une option de traitement crédible, cliniquement valide et qui (devait) être prescrite par les médecins, particulièrement quand pour de nombreuses personnes l'accès aux anti-dépresseurs est extrêmement limité".
"Nous ne disons pas que l'écothérapie doit se substituer aux médicaments mais que le débat doit s'élargir", a-t-il ajouté.
La prescription d'anti-dépresseurs par les généralistes est au plus haut avec 31 millions d'ordonnances en 2006 au Royaume-Uni, soit une hausse de 6% en un an. Le coût pour le NHS, système public de santé, a été de 291,5 millions de livres (427,36 millions d'euros).
Quelque 1,5 million de Britanniques entre 16 et 75 ans souffrent de dépression --responsable de 70% des suicides--, et 2,7 millions d'angoisses.
07 mai 2007
Arthur soutient Sarkozy
On pouvait apercevoir le 6 au soir, sur la scène de la fête de Nicolas Sarkozy à la Concorde,l'animateur-producteur Arthur. Voici un extrait d'un entretien qu'il donnait au Parisien en février dernier...
Dans la campagne présidentielle, de qui vous sentez-vous le plus proche ?
Nicolas Sarkozy, quand il parle, me donne envie de l'écouter. J'ai l'impression que je le comprends. Je ne peux pas dire la même chose de Ségolène Royal parce que, pour l'instant, elle n'a pas parlé. On ne connaît pas vraiment son programme. Des deux, c'est de Sarkozy que je me sens le plus proche. Il est plus dans l'action, plus dans le mouvement. J'ai eu l'occasion de dîner avec lui, j'ai trouvé l'homme extrêmement intéressant. Ce gars bouge, à nous de savoir s'il remue du vent ou pas. Si au bout du compte, je sens que mon candidat risque de ne pas passer et qu'il me dit : « J'ai besoin de toi », peut-être que j'irai m'afficher avec lui pour ne pas me retrouver, comme à la dernière élection, avec Le Pen au deuxième tour.
Mais avant, vous étiez de gauche...
Oui, j'étais fondamentalement de gauche. J'ai grandi avec mes parents qui étaient à gauche. A 18 ans, j'ai été à la République, quand est Mitterrand est passé la deuxième fois. J'ai toujours été un militant socialiste. Cela ne veut pas dire que je ne suis plus socialiste dans l'âme, mais je crois qu'aujourd'hui, il n'y a plus de clivage gauche-droite. Dans le programme de Sarkozy il y a des choses qui me plaisent et qui m'intéressent. Parce que ma vie a changé quand je suis devenu chef d'entreprise.
Pour voir "Le roi Arthur" aux côtés du "Président Sarkozy", cliquez sur le lien suivant (ou le copier-coller) : http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3442716,00-when-nicolas-sarkozy-was-born-.html
Arthur se trouve à la gauche de Mireille Mathieu qui chante l'hymne français; Faudel et "son grand frère" Henrico chantent également. Pour terminer "When Nicolas was born" sur l'air de "Oh happy day"!
03 mai 2007
Analyse du débat Sarkozy - Royal: la gestuelle, les stratégies
Spécialiste de la communication non verbale et enseignant, René Zayan se met à la place de quelqu'un qui aurait vu le débat, mais sans le son. Gestes de nervosité, postures révélatrices, même sans paroles, le débat est instructif. Ce spécialiste de la communication non verbale à l'Université de Louvain, a repéré ce que les candidats ont dit par leur corps plus que par leurs mots.
Pour René Zayan, ce qui est dit représente au maximum 13% de la compréhension de la personnalité du candidat. A 70% c’est le facial, 10% la gestualité et 7% l’intonation et les variations de voix. L’erreur de Sarkozy, c’est d’avoir gardé le stylo à portée de main selon le spécialiste : la manipulation du stylo manifeste une certaine anxiété. L’erreur de Royal, poursuit-il, c’est qu’au début elle « récite » son programme, elle ne laisse pas parler Sarkozy : pour ce spécialiste, une femme qui interrompt, c’est qu’elle essaye d’être dominante, comportement masculin selon lui. Agressive aussi.
Son commentaire sur les regards : le spécialiste, il a comptabilisé que les regards directs de Sarkozy sur sa concurrente représente 30% de son tps de parole : il s’adresse finalement surtout aux journalistes. Quant à Royal, elle a le buste en avant : c’est une position d’attaque. Mais elle garde aussi les bras croisés, signe bien connu de protection mais aussi un refus d’ entendre ce que dit l’autre.
Thierry Vedel, chercheur en communication politique au Cevipof et enseignant, analyse quant à lui $les stratégies des deux candidats dans l'échange télévisé. La stratégie utilisée aussi bien par Sarkozy que Royal est de faire apparaître l’autre comme quelqu’un qui perd son sang froid : Thierry Vedel parle d’injonction auto-réalisatrice (Rien de mieux de dire à son adversaire qu’il est énervé pour l’énerver véritablement) : cette stratégie a déjà été utilisée par Fabius dans un débat qui l’opposait à Chirac auquel il assignait un rôle d’ « énervé ».
Le spécialiste remarque que Sarkozy a fini par jouer des Analyse des interruptions systématiques de Royal, mais sans rien dire ( du genre « je laisse faire de toute façon je ne peux pas en placer une »).
Au début, Sarkozy apparaît comme courtois avec son « Madame » lorsqu’il s’adresse à Ségolène Royal. Il ne faut pas voir de condescendance dans ce « Madame » qui est plus un moyen souvent utilisé par Sarkozy pour impliquer ses interlocuteurs : Si il y’a de la condescendance de la part de Sarkozy, c’est dans le fait de ne pas la regarder directement estime Thierry Vedel.
Quant au regard tourné régulièrement vers PPDA, est-ce le moyen de montrer que pour lui, Royal n’est pas à la hauteur de la fonction ?
Y a-t-il eu un gagnant ? Pas vraiment. Les supporters de Sarkozy auront trouvé Royal pas bonne et vice-versa. Peut-être interroger les électeurs de Bayrou, qui y verront… un match nul, probablement !
(article créé à partir d'une vidéo diffusée sur le site inernet de TF1-LCI)
